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26 mars 2020

Entretien avec Carole Sinfort, directrice déléguée aux formations et à la politique scientifique, Montpellier Supagro

À quelques jours du 27e CS de la Fondation, nous vous proposons de faire connaissance avec les membres (passés, actuels) de notre conseil scientifique. La parole est à Carole Sinfort, directrice déléguée aux formations et à la politique scientifique, Montpellier Supagro.

Pourquoi êtes-vous devenu chercheure ?
J’ai d’abord été fascinée par les cours de biologie en classe préparatoire. Après des études supérieures qui me destinaient plutôt à de l’ingénierie, j’ai réussi à rebasculer sur un poste d’enseignant-chercheur que je n’ai pas quitté jusqu’à ce jour. Ce qui me plaisait à l’époque, c’était de repousser les limites du savoir, maîtriser les concepts, être à la pointe des connaissances. Mais très vite, ce qui m’a passionnée a été de répondre aux enjeux sociétaux et d’apporter des solutions à des problèmes concrets.

Que signifie pour vous une « communauté scientifique » ?
Pour moi, le concept de communauté scientifique est tout à fait en ligne avec la question de la réponse aux enjeux de la recherche et correspond à la vision que j’ai essayé de partager avec mes étudiants. Mes activités de recherche portaient sur l’évaluation et l’optimisation des matériels de traitements phytosanitaires. Ce que j’ai compris très vite, c’est que pour limiter les impacts des produits phytosanitaires, il n’y aurait pas de solution miracle qui passerait par des produits magiques, des machines super innovantes, des plantes trafiquées ou des pratiques géniales mais qu’il fallait agir sur une myriade d’actions et qu’il fallait chercher toutes les solutions possibles de manière complémentaire et coordonnée. Quand le premier « Plan ecophyto » a été mis en place, les seules actions envisagées concernaient l’amélioration des plantes et le développement de l’agriculture biologique. Il a fallu le deuxième volet du plan pour intégrer les aspects technologiques et les pratiques. Face à ces problèmes complexes, il faut attaquer sur tous les fronts en avançant tous ensemble, et pas en tirant les choses chacun sur sa spécialité. C’est ça pour moi, une vraie communauté scientifique.

Pourriez-vous raconter brièvement un fait marquant/un détail/une anecdote issue de votre participation au conseil scientifique de la Fondation ?
Ce qui m’a marquée depuis que je participe au conseil scientifique de la fondation, c’est la découverte de projets, très ouverts sur le Sud, très intégratifs avec une réelle ouverture sur la société, du transfert, de la formation et des approches participatives qui laissent croire qu’il y a vraiment des solutions à développer et qu’on a le pouvoir de faire avancer les choses dans le bon sens. À souligner également : la qualité de l’accueil et la convivialité, les bouteilles d’eau en verre et les fruits pour les pauses !